Depuis quelques années, en Europe, les partis de l’extrême-droite ne cessent de progresser dans les élections et ce, que ce soit le Rassemblement National (FN), Alternative für Deutschland (AFD, – Alternative pour l’Allemagne), ou Ligue du Nord devenu « la Ligue » en 2018 en Italie. Cette progression a notamment été remarquée lors des dernières élections européennes du 26 mai 2019.

Les scores affichés

Dans plusieurs pays la montée de l’extrême droite a été particulièrement remarquée comme en Italie où le parti de Matteo Salvini, « la Ligue », est passé de 6,15% (2014) à 34,27% (2019). En Belgique le score du parti extrémiste a été de 11,45% et en Espagne de 6,2%. Dans d’autres pays européens il s’est également imposé même si les résultats ont été moins remarqués. Par exemple en Allemagne, le parti d’extrême droite, Alternative pour l’Allemagne (AFD), a affiché 11% des suffrages alors qu’il avait recueilli 7,1% au précédent (2014). Alors qu’en France le Rassemblement National est passé de 24,86% (2014) à 23,31%, enregistrant ainsi une baisse des résultats.

Une des conséquences de la crise migratoire ?

L’Italie est un précurseur de l’idéologie anti-migrants. En Autriche, à la suite de l’arrivée de l’extrême-droite (Freiheitliche Partei Österreichs, FPÖ « Parti de la liberté d’Autriche »), ce type de mouvement anti-migrants a fait son apparition. Dans pas moins de huit autres pays, comme par exemple la Pologne, la Slovaquie, le Danemark, la Belgique ont leur ministre de l’Intérieur qui est hostile à l’immigration.

Les habitants des pays européens se montrent de plus en plus sceptiques sur l’arrivée des migrants. Ils redoutent une hausse des conflits dans les banlieues, une hausse de la délinquance ; ils craignent que l’arrivée de la religion musulmane soit néfaste pour leur pays. Les partis d’extrêmes-droite jouent des préjugés des habitants en affirmant qu’en adoptant une idéologie plus conservatrice, et en fermant les frontières pour empêcher l’arrivée des migrants, leurs conditions de vie seraient revues à la hausse.

Ces partis utilisent aussi comme argument que les migrants, à leur arrivée, peuvent être amenés à utiliser des méthodes illégales pour survivre, qu’ils se rassemblent dans des ghettos car ils n’ont pas de logements, et qu’ils instaurent de l’instabilité dans le pays.

Une des conséquences du chômage ?

Ces dernières années ont été rythmées par les crises économiques et une forte baisse de l’emploi. Beaucoup d’Européens se sont vus au chômage économique car leur entreprise n’avait plus les moyens de les rémunérer. Les professions qualifiées deviennent de plus en plus rares, ce qui engendre chez beaucoup d’individus un déclassement social, qui est le fait d’avoir un travail qui est inférieur à son niveau d’étude. Certains individus vont avoir tendance à juger que beaucoup d’emplois sont occupés par des migrants et penser que qu’ils « prennent » leur travail.

Les pays en crise qui doivent en plus gérer les vagues de migrants mettent parfois en place des plans économiques pour leur venir en aide. Il s’agit de faire en sorte que les communes puissent construire des hébergements, leur verser des aides pour qu’ils puissent subvenir à leurs besoins. Pour beaucoup d’habitants cela est « scandaleux ». Ils estiment qu’un pays en crise devrait en premier se concentrer sur ses dettes économiques et contrer le chômage au lieu d’aider des personnes qui migrent dans leurs pays.

A l’heure actuelle, il est impossible de dire si les partis d’extrêmes droite vont continuer de gagner du terrain, s’ils vont rester à ce stade ou si leur popularité va décroître. Il reste ainsi impossible de réellement déterminer les causes qui poussent les Européens à se tourner de plus en plus vers ces partis, qu’il s’agisse du chômage, de la crise économique ou des migrants.

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